Quatre heures, le téléphone vient de sonner
Un appel dans la nuit m'avertit qu'il faut y aller
Je prend la voiture, et je roule sans réfléchir
Il faut que j'arrive avant son dernier soupir.
Le médecin m'annonce, que ma mère va mourir
Je vais pouvoir lui dire "je t'aime"
Avant de la regarder partir
Pour cet endroit, que l'on appel "le paradis".
Je m'approche d'elle, je lui prends la main
Je la serre dans la mienne, elle ne partira pas seule.
Je suis près d'elle, j'ai le temps de lui dire "je t'aime"
Et de lui déposer, un dernier baiser sur sa joue.
Je suis certaine qu'elle m'attendait
Elle ne voulait pas partir, sans m'avoir revue
Sans m'avoir serré, sa main dans la mienne
Comme pour me faire, un dernier adieu.
Je pose ma main sur son visage, délicatement
Et je dépose mes doigts sur ses paupières
Je ferme, doucement, ses yeux, qui me regardent
De m'avoir laissé-là, seule, avec mes enfants.
Puis je détache, ma main de la sienne
Il n'y a plus rien à faire, maintenant.
Elle ne sera plus là, assit sur son fauteuil
A regarder les jours passer, et à m'attendre.
Je repart, afin de continuer à vivre
A vivre ma vie que j'avais, précédemment
Quitter cet endroit, où je ne reviendrais plus
Car ma mère vient de me quitter, à jamais.
Je n'oublierais jamais, ce jour
Où mon père lui aussi, est monté
Vers cet endroit que l'on appel "le paradis".
Cette nuit ma mère a pris, le même chemin que lui.
Aujourd'hui je me retrouve, avec un cœur si lourd
Car je viens d'y faire entrer, ma mère pour la vie
Mais avec un cœur plus lourds, aussi
Car j'ai vu ma mère, mourir cette nuit.
Hélène**FIACHETTI**GILIBERTI
Écrit le : 6 septembre 2002 ; Inséré le 6 septembre 2002
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