A tout ceux que j'aime
****************** A tout ceux que j'aime
A ma vie :
Quand je repense à toutes ces années passées
Et que je refais le chemin à l'envers...
Je regarde sans cesse, de gauche à droite
Cherchant, où se trouve la faille...
Celle qui nous a obligé à nous éloigner
Les uns des autres, alors qu'on s'aimait.
A toi mon ex-mari que j'ai aimé :
Je pensais avoir trouvé l'amour, un jour
Mais très vite il s'est transformé en amour, destructeur
Faisant sans cesse des scènes dans notre maison
Celle que je croyais être, la maison du bonheur.
J'ai alors voulu te quitter, et partir loin de toi
Ma vie s'est arrêtée au moment où, j'ai fait mon choix.
A ma fille :
Ces pierres que tu as érigées, seules, dans ton coin
Se sont transformées en mur de prison
Nos dialogues se sont interrompus
Puis le silence s'est installé entre toi, et moi
Aujourd'hui, il ne reste que des éclats de voix.
Pourquoi m'as-tu offert tout ça !
A mon fils :
Je pensais qu'un seul amour existait
Celui que tu offrais à ta mère !
Mais, tu as rencontré une nouvelle femme
Et tu l'as de suite aimée, plus que tu ne m'aimes.
Et cela je le comprends, mais pourquoi aujourd'hui
Cet amour que tu me donnes, est devenu si indifférent !
A ma mère :
Dans cette maison, où je t'ai placé, mais pas abandonnés
Je viens te voir chaque dimanche qui passe
Tes yeux ont cessé de pleurer, mais ton cœur le fait à leur place
Alors, j'espère que tu me pardonneras, un jour.
Car je t'ai pourtant offert ton mon amour
Celui que tes autres enfants, ont oublié de te donner.
A mon père :
Par obligation, et à cause de ta maladie
Ce chemin que tu n'as pas choisis de prendre
T'a éloigné un jour, de ceux que tu aimais.
Tu nous as dit "adieu" par un signe de croix
Que tu nous as offert sur ton lit d'hôpital.
Je m'en souviens, comme si c'était hier, j'ai tant pleuré.
A mon frère :
Tu as choisi le même chemin que notre père
Mais ce jour-là, c'est toi qui as fait ton choix
Par cette arme que tu as trouvée, et qui t'a tué
Un tableau signé de ta main, et qui est resté inachevé
Depuis mes yeux n'ont pas cessé de pleurer
Chaque fois que je pense à toi, et que j'ai le morale si bas.
A mon ex-mari; à ma fille et à mon fils :
Ces phrases que je viens d'écrire, sur une feuille blanche
C'est toute la souffrance que je ressens au fond de moi
Je ne peux vous les crier, puisque vous ne m'entendez plus
Alors, ne m'en voulez pas, si j'ai eu besoin de les écrire.
Mais, au fond je vous remercie car à grâce à vous
Je continue à être le poète que je suis devenue.
Mais, mes larmes que je verse aujourd'hui
Seront les mêmes que vous verserez, sûrement
Quand mon corps s'effacera, petit à petit.
Je vous aime
Signé..Ton ex-femme; Votre maman ; Votre fille; Ta soeur.
Hélène**FIACHETTI**GILIBERTI
Ecrit le : 29 juin 2007; Insérer le 29 juin 2007.
(Les poèmes que vous pouvez lire sur ce blog sont la propriété exclusive de leur auteur)

Commentaires
COEURDEPOEMES le 02/11/2008 à 23:12:55MERCI EL_abuelo, mais ce n'est que mon coeur qui écrit ce qu'il ressents sur une feuille blanche.
El_abuelo site : www.martinez-quirce.fr | le 01/11/2008 à 11:58:01
Très émouvant !