Coeurdepoemes (Poète)

Coeurdepoemes (Poète)

L’inconnu qui criait famine

Oeuvre de:  ruizjacques.rmc.fr

*******************************************

 

L’inconnu qui criait famine

 

 

Je le regardais marcher le long du trottoir

Il marchait en regardant les vitrines des magasins

Parfois, il s’arrêtait devant une vitrine alléchante

Mais ne s’arrêtait jamais devant les autres vitrines.

 

Ne voulant pas le dépasser curieusement

J’essayais de marcher lentement derrière-lui…

Il cherchait sûrement quelqu’un d’important ?

Une personne de sa famille… sûrement.

 

Vu de dos, l'inconnu ne paraissait pas si vieux que ça !

Je ne voyais pas son visage, mais je regardais sa démarche

Il marchait péniblement, regardant de gauche à droite

Il avait l’air si faible, on aurait dit qu'il était malade.

 

Quand je vis entrer l'inconnu dans une boulangerie

Sûrement pour acheter son pain quotidien...

- Ca vous fera deux sous, lui dit la boulangère.

- Je n’aie qu’un sou, répond l’inconnu fatigué.

 

Je suis désolé, mais vous n'avez pas assez d'argent

Je ne peux vous donner votre pain, lui dit la boulangère.

L'inconnu fatigué tourna les talons et sortie sans rien dire

Ce jour-là, la boulangère eut oublié son cœur dans le pétrin.

 

- Bonjour Madame. Vous désirez ? Me demande la boulangère.

- Je n’aie besoin de rien, merci. J’ai changé d’avis, je réponds.

Je ressortais de la boulangerie, écoeuré et l'arme à l'œil

Puis, je devançais cet homme que je ne connaissais pas

 

L’inconnu continuait à marcher le long du trottoir

Tout en regardant tristement les vitrines des magasins

Accélérant le pas, je me retrouve à marcher devant lui

Glissant discrètement la main dans la poche de ma veste.

 

J'avais le cœur qui battait très fort. Quand discrètement ...

Je fis tomber par terre, le seul sou qui me restait !

Je l'avais gardé dans ma poche pour acheter mon pain quotidien

‘’Je n’en eus pas besoin, mon estomac ne criait pas famine, il était plein’’.

 

- S’il vous plait Madame, cria l’inconnu affamé.

Me tournant alors vers l'inconnu, il me dit ... 

-  Cette pièce est sûrement tombée de votre poche ?

L’estomac de l'inconnu continuait à crier famine.

 

- Heu non, désolé. Cette pièce n’ait pas à moi, je réponds.

Ne sachant pas quoi faire de la pièce, l'inconnu fut fort ennuyé.

Je lui tournais le dos et continuais à marcher le long du trottoir

Espérant que l'inconnu garde la pièce qu’il venait de trouver.

 

Je n’osais me retourner pour voir si l'inconnu rebrousserait chemin

Quand, je fus arrivé au coin de la rue, je me retournais enfin...

Le miracle existe. Je vis l'inconnu entrer dans une boulangerie

Grâce à ma pièce magique, il a pu acheter de quoi manger.

 

Qu'aurais-je du faire ? Qu’aurais-je pu dire à cet homme affamé ?

Lui tendre ma pièce, en lui disant : tenez c’est pour manger !

Non. J’ai préféré lui donner ma pièce sans qu’il soit gêné …

Oui, je sais, j’ai perdu un sou, le prix d’un pain, quelle importance !

 

Dés que, je fus rentré chez moi, je commençais à préparer le dîner

Après, mettre assis à table, je contemplais mon assiette pleine

Dans mon assiette, il y avait un bifteck et des pommes de terre

Tout en savourant mon repas, je fermais les yeux, en remerciant Dieu.

 

Dans mes pensées, je me voyais donner à manger à cet homme

Je lui donnais une cuillérée pleine. Et prenait une cuillère vide pour moi !

Son estomac se remplissait, alors que le mien se vidait ...

Mais quelle importance ! Moi, j’aurais toujours de quoi manger.

 

 

Hélène FIACHETTI-GILIBERTI

 

Ecrit le jeudi 20 mai 2010



(Mes poèmes présents sur ce site
Restent la propriété exclusive de leur auteur)
 

 



21/05/2010
1 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 10 autres membres