Coeurdepoemes (Poète)

Coeurdepoemes (Poète)

A toi mon frère

 
Oeuvre de. Cliquez ici : ARTISTE PEINTRE - Frédéric Usclat
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Je dédie mon poème à mon frère Jean-François (suicidé le 12 janvier 1996 à l'âge de 49 ans). Et, pour mieux comprendre le début de mon poème : mon frère n'avait que dix-sept ans, quand son meilleur ami est décédé dans ses bras. Puis, le temps passe et un jour .... mon frère a choisi de prendre le même chemin que son meilleur ami.

 

***

 

A toi mon frère

 

 

Alors que sa tête venait de cogner ici-bas

Ton meilleur ami a fermé les yeux dans tes bras

En un instant sa vie venait de se terminer

Que de larmes, tu as versées ce jour-là !

Tu as pleuré toutes les larmes de ton corps.

 

Cet ami que, tu considérais comme ton frère

Tu ne l'as pas oublié toute ta vie durant

Puis, tu t'es marié et subis deux divorces à la suite

Tu as eu le cœur brisé par les femmes que tu as aimées

Mais, par rapport-à-moi... tu n'as pas su résister.

 

Pourquoi as-tu pris le grand chemin sans retour ?

Le chemin que personne-n'en est revenu …

Celui que moi aussi, j'ai failli prendre un jour

A cause d'un amour que j'ai quitté …

Et pourtant, tout comme toi, je l'aimais.

 

Tant de question, je me suis posée, après ton départ !

- Qui t'a vendu cette arme que tu as trouvée ?

Cette arme que tu as cachée à mes yeux

Et avec laquelle, tu as décidé de te tuer ...

Pour quelle raison ? Ça, je ne le saurai jamais.

 

Pardonne-moi de ne pas avoir entendu

Le coup de feu qui a retenti dans la nuit !

Je n'ai pas vraiment compris pourquoi

Tu as décidé de mettre fin à tes jours ?

Tu n'as pas pensé à tes enfants, à tes parents.

 

Chaque jour, quand je pense à toi mon frère

Mes larmes ne cessent de couler sur mes joues

Aujourd'hui, je pleure encore à chaudes larmes

Je verse des larmes salées, des vraies …

Celles qu'on appelle "les larmes de l'amour".

 

Je suis si triste de ne plus te voir mon frère !

Tu me manques bien souvent les soirs de cafard

Tu me manques, j'ai tellement besoin de Toi !

Chaque jour de ma vie, j'aurais des remords

Car, je n'ai rien fait pour t'empêcher de partir.

 

Tu as énormément souffert, durant des années

De la mort de ton meilleur ami... mon frère

Tu as aimé deux femmes qui t-on fait souffrir.

Comment pourrais-je leur pardonner ? 

Depuis, mon cœur est meurtri à jamais.

 

Je sais très bien que le miracle n'existe pas ! 

Mais, j'aimerais tellement que tu sois là mon frère.

J'aimerais tellement que, tu sois près de moi …

J'aimerais te serrer dans mes bras, encore une fois

J'aurais tellement aimé, te revoir une dernière fois.

 

Cette arme que les pompiers ont trouvée près de ton lit

Etait encore chaude, quand les pompiers l'ont ramassé

Je n'oublierais jamais l'image du coussin tâché de sang

Une dernière chose que, tu as laissée avant de partir

C'est un peu comme un tableau signé de ta main.

 

A cause de ces femmes que tu as aimées

Tu as choisi de mourir seul dans ton coin ...

Tu as aimé ces femmes, jusqu'à en mourir ...

Mourir d'amour et ne plus jamais souffrir ...

Une souffrance qui t'a conduit au suicide.

 

J'aurais pu t'empêcher de quitter ce monde

Celui que, j'ai failli quitter moi aussi un jour !

Pour un homme que j'ai follement aimé

Mes larmes ne cesseront jamais de couler

Mon frère, je t'aime … je ne t'oublierais jamais.

 

Mon frère…  si de là-haut, tu m'entends vraiment...

Sache que, tu resteras toujours dans mon cœur

Et comme, jamais plus, je ne te reverrais ...

Je te dédie ce poème que je viens d'écrire

Et, je te l'envoie par pensée, comme un SOS.

 

 

 Hélène FIACHETTI-GILIBERTI

 

 

Écrit le 07 juin 2002

(Insérer sur le site le 8 juin 2002)

 

(Les poèmes que vous pouvez lire sur ce blog

Sont la propriété exclusive de leur auteur)

 

 



08/09/2014
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