Coeurdepoemes (Poètesse)

Coeurdepoemes (Poètesse)

Le droit de mourir

 
 Tableau de : Paul Gauguin Post-impressionnisme
(l'esprit des morts veille)
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Le droit de mourir



  J'aimais rire, chanter, m'amuser, profiter de la vie
  J'aimais le monde autour de moi, il me souriait
  Sans toi, ma vie aurait été triste et monotone
  Telle une chanson romantique sans paroles.


   Un jour... la mort est venue frapper à ma porte
  Un matin d'hiver, quand je ne l'attendais pas
  Doucement, elle est venue me réveiller ...
  Sans faire de bruit, sans aucune pitié.


   Elle m'a déposé un manteau d'hiver
  Un manteau très lourd qui me tenait chaud
  Tristement, je l'ai regardé s'éloigner de moi
  Depuis, j'ai mal, je souffre, mais pas de plaisir.


   J'hurle, je t'appelle, mais tu ne m'entends pas
  J'ai mal, je souffre, ma douleur est profonde !
  Mon amour... j'aimerais mourir dignement ?
  S'il te plait, aide-moi à mourir à ma façon.


Mon amour ... je n'ai plus la force de te parler ...

Ce qui fait que, tu ne comprends pas mes paroles
  Essaye de lire dans mes yeux et tu comprendras
  Ma souffrance, ma douleur, mon désespoir.


  Je demande tout simplement le droit de mourir !
  De partir... là où la souffrance n'existe pas...
  Je ne veux pas de réponse négative ...
  Entends ma souffrance et tu comprendras.

 

  S'il te plait mon amour ne me laisse pas seule
  Ne me laisse pas seule au milieu de la chambre
  J'ai tellement besoin de ton accord ...

Aie pitié de moi... je ne veux plus souffrir.

 

  J'aimerais tellement avoir l'absolution de Dieu ...
 Mais, il ferme les yeux sur ma souffrance
Sur mon désespoir, sur l'envie de mourir !

J'aurais aimé qu'il m'accorde le droit de partir.

 

Pourtant, on dit : prie Dieu et il exaucera tes vœux !
  Mais, comment le prier, si je ne peux lui parler.
  Mon amour... je t'en supplie... va t'en dire à Dieu

  Que je souffre et que je veux mourir.

 

J'ai confiance en toi, fait qu'il change d'avis !

Que sera ma vie demain, si je suis encore-là ?

S'il te plait mon amour, ne baisse pas les bras

Que sera ma douleur et ma souffrance, demain ?


  Un soir d'hiver, alors que j'étais dans mon sommeil
 La mort est partie, me laissant seule sur mon lit
Elle m'a recouvert de son manteau d'hiver, lourd et chaud
  Lorsqu'au petit matin... elle oublia de me réveiller, enfin !


  Hélène FIACHETTI-GILIBERTI


  Écrit le 17 janvier 2004; Insérer le 17 janvier 2004

 

(Mes poèmes présents sur ce site

Restent la propriété exclusive de leur auteur)



16/11/2006
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